Remco Evenepoel (Soudal Quicks Step, 23 ans, a remporté treize courses de niveau WorldTour cette année. Il a remporté, entre autres, Liège-Bastogne-Liège, la Clásica San Sebastián, sacré champion du monde du contre-la-montre et le championnat de Belgique sur route.
Mais cette saison, il a connu des joies, des victoires mais aussi des jours sans, des mauvais moments puis les rumeurs de fusion et de transfert pour finir l’année. Il a fait le bilan de sa saison au journal Flamand Het Laatste Nieuws.
Remco Evenepoel au Het Laatste Nieuws: « Mais elle aurait pu être encore plus impressionnante, sans mon infection au Covid lors du Giro ou avec une préparation légèrement meilleure pour la Vuelta. Je ne me donne pas un 10 sur 10 pour ma saison, mais tout de même 8,5 ou 9. Je n’ai remporté que des grandes courses, 13 au total. Mais cela aurait pu être encore mieux sans le covid qui m’a forcé à quitter le Giro ou avec une préparation un peu meilleure pour la Vuelta. Dans cette optique, je ne considère pas ma saison comme totalement réussie.”
Sur la Vuelta, lors de la 13ème étape sur le col du Tourmalet, les choses se sont mal passées et son objectif de podium sur le général s’est envolé. Il a pensé à une infection au covid de nouveau mais c’était simplement un jour sans.
» Je pensais reconnaître les mêmes symptômes que lors du Giro. « Merde », ai-je pensé. « Je l’ai encore eu ». Ce n’était pas le cas. Nous avons tout étudié très attentivement. Ce jour-là, tout cela est devenu trop dur pour mon corps qui me disait stop. Ma tête le voulait toujours, mais mes jambes ne suivaient plus. J’étais vidé. Physiquement, mais aussi mentalement. Et j’ai eu un jour de repos, ce qui, après réflexion, a fait des merveilles. Parce que le lendemain, j’étais revenu à mon ancien moi. Très étrange. »
Cette Vuelta qu’il n’aurait jamais couru si il n’avait pas été malade sur le Giro
« Non, jamais je n’aurais fait la Vuelta. Je me serais davantage concentré sur les courses d’un jour. J’aurais sans doute participé aux GP canadiens, j’aurais fait plus de courses italiennes et pas uniquement le Tour de Lombardie. Et puis, il y avait cette semaine de championnats du monde. A ce moment-là, j’avais la Vuleta dans un coin de ma tête donc je travaillais simultanément vers deux objectifs complètement différents. Ma préparation a été très mouvementée. Voyager, reconnaître les courses, s’entraîner et, entre-temps participer à ces deux courses des championnats du monde. C’était loin d’être idéal. Inconsciemment, ça m’a joué des tours. »
Même s’il n’a pas réussi le Giro et la Vuelta cette année, Evenepoel continue de se concentrer sur les classements des grands tours pour la saison 2024. A l’avenir, il souhaite revenir sur le Giro, mais en 2024 il se concentrera sur un autre Grand Tour. Il débutera donc sa saison un peu plus tard l’année prochaine. Et pour cet objectif, il souhaite rouler un peu plus en France
« L’équipe doit encore décider, mais je reprendrai probablement vers le 15 ou le 20 février. L’UAE Tour et Paris-Nice pourraient être une belle première combinaison en ce sens. L’UAE Tour en guise d’échauffement, Paris-Nice avant les choses sérieuses. J’aimerais aussi un jour ajouter la Flèche Wallonne et la Gold Race à mon palmarès, mais je ne sais pas si ce sera avant l’année prochaine. Peut-être que le fait que je ne fasse pas le Giro offrira plus de place pour courir en mars ou avril. Nous verrons. »