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Le jeune Georg Steinhauser cumule le métier de métallurgiste et celui de coureur pro: « Je me réveille à 5 h30 »

Il est la jeune recrue du team EF Education Easy Post, le jeune Allemand Georg Steinhauser n’a que 20 ans mais il est déjà en WorldTour. Beaucoup lui prédisent un belle avenir dans le peloton mais il sait que ce métier reste assez aléatoire, il sait que c’est une belle aventure, rien de plus.  

Le grimpeur Allemand a remporté une étape sur le Tour de la Vallée d’Aoste (étape de montagne qu’il remporta avec plus de trois minutes d’avance) et pris une belle 2ème place sur le Tour de Lombardie espoirs.  Son nouveau patron Jonathan Vaughters le décrit comme « potentiellement le coureur espoirs le plus talentueux du monde actuellement ».

Fils de Tobias Steinhauser et neveu de Jan Ulrich

Il est né dans une famille de cyclistes. Son père, Tobias, a été professionnel de 1996 à 2005 sous les couleurs de Mapei-QuickStep et T-Mobile.  Sara, la tante de Georg, a été marié au champion du cyclisme allemand Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France 1997 ; le couple est ‘est séparé en 2017. Mais dans la famille Steinhauser, le cyclisme n’était qu’un passe temps. Il ne prenait pas toute la place et son père n’a pas poussé son fils à devenir pro. Il a donné une interview à CyclingWeekly

Georg Steinhauser à CyclingWeekly: « Je ne pense pas avoir été obligé de faire quoi que ce soit. Mon père m’a toujours laissé décider de ce que je voulais faire. J’ai fait beaucoup de ski, j’ai joué au football, au tennis et à l’escalade. J’ai essayé tous les sports. »

Jan Ulrich

« J’avais une très bonne relation avec lui, mais pour moi, c’était comme s’il était juste un oncle, vous voyez. Je ne comprenais pas qu’il avait fait tant de grandes choses. Il était juste comme mon oncle, un oncle avec qui je jouais chaque fois que je le voyais. C’était juste normal. Le cyclisme n’était pas un grand sujet quand j’étais avec lui. C’est la même chose avec mon père. Bien sûr, nous parlons de vélo, mais ce n’est pas comme si c’était tout ce que nous faisions. Mon père me donne quelques conseils mais je fais mon propre truc. »

Son truc à lui, c’est le travail et la passion du métal. Sa journée type, c’est 5 à 6 heures à travailler le métal puis son entrainement de coureur pro. 

« Une journée standard, c’est que je me réveille à 5h30 ou 5h45 et que je commence à travailler sur le métal à 6h30. Je fais généralement cinq ou six heures de travail sur le métal, je rentre à la maison, je mange quelque chose rapidement, je saute sur le vélo et quand je reviens, la journée est terminée. Mais parfois, même après, il y a des trucs à faire à l’école. »

Sa passion du métal

« Peut-être que j’arrêterai le cyclisme la semaine prochaine on n’en sait rien et que je me retrouverai  alors là, sans plan B. Je n’aimerais pas ce sentiment

Moi le métal, j’aime ça. C’est un travail difficile, c’est bruyant, c’est chaud, c’est sale. Ce ne sont que des machines et de la technique. J’aime avoir une ou plusieurs plaques de métal au début et les transformer à la fin, je peux monter les escaliers pour regarder le projet fini, et je regarde quelque chose que j’ai construit de mes propres mains. C’est une sensation agréable. »

Je termine d’abord mon apprentissage

« Est que je suis le coureur le plus occupé du peloton? Je n’en sais rien ! Je dois dire que c’est vraiment dur et si je devais faire ça pendant quelques années, je n’y arriverais pas, mais maintenant que j’ai la ligne d’arrivée devant moi (il terminera son apprentissage fin juillet), c’est bon. Après cela, je pourrai me concentrer à 100 % sur mon métier de cycliste. »

Ses objectifs dans le cyclisme? 

 » J’aime les courses difficiles et j’aime attaquer. Mais je n’ai aucune idée si je serai capable d’attaquer sur les courses pro, et je sais d’abord qu’il y a beaucoup à apprendre. »

Les commentaires élogieux à son égard de la part de Vaughters

« J’étais vraiment heureux de lire ses commentaires, mais je les ai sortis de ma tête. C’est mieux de rester calme. La pression est bonne, juste un peu, mais je n’en veux pas tant. C’est un honneur d’entendre cela sur soi, mais je n’y pense pas vraiment. Ce n’est pas bon d’y penser. C’est pourquoi je me contente de regarder comment je m’en sors dans les montées, c’est tout. «