Cyclisme international

Bjarne Riis : « Si j’échoue encore, mettez moi en prison. Promettez le moi »

Le retour de Bjarne Riis a provoqué divers réactions dans le monde du cyclisme. Mais le Danois estime qu’il mérite une nouvelle chance dans le monde professionnel à la tête du team NTT Pro Cycling.

Le dopage, il a y a touché et reconnait désormais son erreur. Au site cyclingnews, il a même déclaré qu’il n’y aura jamais d’histoire de dopage au sein de son équipe en concluant avec cette phrase ; « Si j’échoue encore, mettez-moi en prison. »

Le site Cyclingnews lui a alors demandé si il était un nouveau Riis qui mériter une nouvelle chance de montrer ses vrais talents de chef d’équipe

Riis en est convaincu.

Bjarne Riis; « Je suis toujours dans le cyclisme parce que j’ai la passion. Je crois que je peux faire la différence. Assis à la maison sur le canapé, et regarder le vélo à la télévision était frustrant pour moi. J’avais une trace de mon assise sur le canapé et ma femme m’a dit de me bouger le cul. »

« Je crois que je suis un bon observateur, je crois que j’ai des compétences tactiques, je sais que je peux monter une équipe. Je sais ce que je veux : qu’une équipe soit une équipe. J’ai travaillé avec les meilleurs et je sens que je n’ai pas encore fini. Je ressens l’énergie que j’ai et je sens que je peux donner beaucoup ».

Le président de l’UCI, David Lappartient, a clairement indiqué dans une interview au Tour Down Under que Riis a tout à fait le droit de reprendre le sport, malgré son passé de dopé. La règle d’éthique de l’UCI qui interdit aux dopants condamnés de travailler dans le sport n’est entrée en vigueur qu’en 2011 et ne peut être appliquée rétrospectivement.

Les regrets d’avoir utiliser le dopage

« Je sais où je suis maintenant et ce que je veux faire. J’ai changé. C’est ce que je sais, même si je sais que certaines personnes diront que je ne changerai jamais…

Je ne veux plus être confronté à cette partie de mon passé, ce côté sombre de ma vie, ça fait mal. Nous n’irons plus jamais là-bas, de ce côté là. Alors je n’ai pas besoin de lire tout ça pour me le rappeler. Je suis passé par là, j’ai besoin d’avancer dans ma vie. Mon passé m’a fait tellement de mal et je dois me protéger et protéger ma famille ».

Je connais le prix que vous devez payer pour le dopage

« Le dopage, je l’ai pratiqué, absolument. J’ai su qu’il ruinerait le cyclisme, qu’il ruinerait ma famille et moi. Et ce n’est pas le monde auquel je veux appartenir. Je connais le prix que vous devez payer pour le dopage ».

Ai-je tiré les leçons du passé ? Absolument. J’ai appris que le cyclisme n’a pas besoin de la merde du passé, que le cyclisme se débrouille très bien sans ça. Je resterais à la maison avec ma famille si je n’étais pas convaincu que c’est le bon endroit pour moi. »

Au Danemark a besoin de cette équipe NTT et le pays n’a pas eu les même réactions sur le retour de Bjarne Riis que celles venues de l’international. Un peu comme le retour de Richard Virenque en France en quelque sorte. Le Français avait été soutenu par son public à son retour après l’affaire Festina. 

« Au Danemark, c’était en fait bien, c’était plus international. Le Danemark veut cette équipe et je crois que les danois me veulent. Cela signifie-t-il que tout le monde me veut ? Non, mais ça je le sais.

J’ai pris la décision d’être ici et je dois me concentrer sur ce que j’ai à faire, pas sur les quelques personnes qui veulent que j’aille en enfer. Sinon, ma tête va exploser. Je crois que cette équipe a besoin que je sois son chef, ce sera mon premier travail et ma première priorité.

Est-ce que je pense à bien faire les choses ? Non, parce que je sais que je vais le faire bien. Je ne ferai plus jamais les mêmes erreurs, jamais. Ça, je le sais. Et si j’échoue encore, mettez-moi en prison. Promettez le moi. »