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Lettre à notre communauté

Quand on se dit passionné de sport, alors on le respecte jusqu’à ces valeurs les plus intrinsèques.

Si l’on aime vraiment le sport, on applique ce qu’il nous a enseigné depuis notre plus jeune âge, ce que notre paternel nous enseignait pour devenir un homme, ce que nous enseignait nos entraîneurs dans nos clubs en nous accompagnant jusqu’à nos premières  courses.

Nos anciens nous ont légué cet héritage en nous enseignant la tolérance, le respect, l’honnêteté, l’honneur et le courage. 

Hors ces derniers temps, sur les réseaux sociaux, nous sommes peinés de lire certains commentaires qui n’ont rien à voir avec ces valeurs.

La tolérance n’est plus de mise. Certains insultent les coureurs surtout si ils sont étrangers. C’est sûr, ils se dopent car”c’est la cousine du beau frère du voisin qui l’a dit à mon collègue de bureau” et puis “ils parlent pas Français”.

La tolérance, c’est de ne pas juger un homme, un père de famille, sur des faits qu’il a, certes commis, mais déjà fortement payé. Le lynchage public attisé par certains analystes (planqués derrière leurs claviers) en manque de reconnaissance personnelle est ce qui a de plus lâche dans ce que l’homme peut être.

La tolérance, c’est aussi ne pas insulter un homme qui a tant souffert  et sacrifier pour en arriver là, pour nous offrir du spectacle à nous, avec nos gros cul bien calés dans le “canap” du salon en matant l’écran de notre télévision.

Le respect, c’est de ne pas insulter un athlète lors d’une étape lui jetant de l’urine, vociférant les insultes les plus basses, bien planqué derrière la foule.  On se rappelle de Chris Froome, d’Eddy Merckx frappé en pleine course par un spectateur qui a fui aussitôt, de l’énergumène qui a tenté de faire chuter Geraint Thomas à l’arrivée d’un col en 2018, les exemples sont, hélas, légions.

Le respect, c’est de ne pas se cacher derrière un écran en balançant les insanités les plus dégueulasses et les plus lâches sur des hommes, des pères de familles dont les enfants lisent les commentaires. Sérieusement, que sommes nous devenus? Que diriez vous si vos enfants étaient à leurs places?

L’honnêteté est la qualité de ce qui est conforme à la vertu, à la morale. Somme nous tous vraiment honnêtes et surtout sur les réseaux sociaux? Qui sommes nous pour nous permettre de juger quelqu’un sur l’ombre d’un doute? Avons nous le cul plus propre que le reste du monde?

L’honneur  est cette dignité morale, estimée plus haut que tous les biens, et qui nous porte à des actions loyales, nobles et courageuses. Les coureurs nous l’ apporte sur chaque courses, se donnant corps et âmes à cet art qui nous passionne. Ou est cette dignité quand on insulte ces hommes, le cul planté derrière un écran?

Le courage ou faire preuve de courage, c’est connaître la peur, avoir des raisons de ne pas y aller, mais y aller  malgré tout, malgré ce mal au vide. Où est le courage quand on se cache chez soi et que l’on reste assis sur son “canap”?

Le courage c’est d’y aller parce qu’il y a plus important que son petit confort ou que le risque d’échouer même si elle doit nous coûter notre tranquillité, parfois même notre vie. Le courage ressemble à l’audace mais avec  ce “quelque chose en plus ”.

Ou est le courage derrière son écran quand on lynche un homme qui a vécu, quand à lui,  ces moments? Ou est il?

Voilà, juste cette bafouille pour que les commentaires les plus lâches et les plus dégueulasses ne viennent tuer notre sport.

Ne devenons ces hooligans abreuvés d’alcool et de haine, frustrés de leurs vies ratées. Ne devenons pas ces “cyclistes masqués” derrière leurs écrans tels des pseudo marabouts soigneurs voyant les étrangers comme des tricheurs tout en appelant la foule au lynchage médiatique, son gros cul bien planté derrière un écran. 

Bref, respectons nous entre cyclistes, entre passionnés et faisons preuve dtolérance, de respect, d’hônneteté, d’honneur et de courage. Est ce si difficile à notre époque ? 

Ne devenons pas cet abruti du bord de route courant près du coureur en lui vociférant les insultes et cherchant à le faire chuter. Derrière nos claviers, c’est encore plus bas….

Car c’est tous ensemble que notre sport continuera de vivre et que l’on permettra à nos gamins de rêver

 

 

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