Cyclisme international

Le coup de gueule de Matteo Trentin contre l’indifférence de l’UCI

Hier, Alvaro Hodeg (Deceuninck Quick Step) a chuté lourdement dans le dernier virage de Eurométropole Tour. Le coureur a touché les pieds (saillants) des barrières de sécurité. Ces barrières ont déjà été l’objet de plaintes de la part des coureurs. 

On se souvient de l’appel de l’Irlandais Sam Bennett (Bora Hansgrohe) lors du BinckBank Tour en août. En juin dernier, Justin Jules (Wallonie Bruxelles) avait été blessé lors de l’arrivée au sprint de la première étape du Tour du Luxembourg après avoir percuté des barrières à quelques mètres de la ligne d’arrivée, et la chute de Wout van Aert (Jumbo Visma) sur le dernier tour de France. 

Matteo Trentin (Mtichelton Scott) a poussé son coup de gueule envers l’UCI pour son indifférence envers la sécurité des coureurs

Matteo Trentin (Sur Twitter); “Le problème n’est pas seulement sur cette coures (hier). Nous roulons à 60 km/h ou plus également sur d’autres parties de course. Ce genre de barrières devrait être bannies partout ! Il suffit de voir à quel point elles ont été dangereuses lors des Championnats du monde ou sur les contre-la-montre de Grand Tour (la chute de Wout van Aert sur le tour de France à Pau, à cause de ses barrières) cette année. Les barrières à pieds plats sont disponibles partout dans le monde.”

Pour l’UCI, la taille des chaussettes est plus importantes que la sécurité des coureurs (Matteo Trentin)

“Mais les choses les plus importantes sont (pour l’UCI) : la longueur des chaussettes, disqualifier quelqu’un pour quelque chose qui est arrivé longtemps avant l’arrivée (en référence à Nils Eekhoff aux Mondiaux), pas de ravitaillement des voitures dans les 20 derniers kilomètres d’une course, pas de radios de course durant les Mondiaux, être ponctuel pour  les présentations des équipes toujours en retard.”

Il y a cinq ans, Zdenek Štybar (Deceuninck-QuickStep) avait interpeler l’UCI pour interdire les barrières de pieds saillants après une chute et des blessures graves au visage lors de l’Eneco Tour, en vain…

Photo CAROLINE KERLEY