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Tom Pidcock ; “Pourquoi je refuse d’aller en world tour? Parce que je veux continuer à être heureux comme un jeune”

A 20 ans, Tom Pidcock a déjà un beau palmarès ; champion du monde espoirs de cyclo-cross, vainqueur de Paris Roubaix Espoirs, du Tour d’Alsace, 3ème du championnat du monde espoirs cette saison. 

Mais pourtant, alors que les équipes World Tour lui font des ponts d’or après l’annonce de la dissolution du team Wiggins, le jeune Britannique se refuse à intégrer l’une de ses équipes mondiales. Il préfère encore s’épanouir en continental ou pro conti. Il veux encore vivre comme un jeune et faire ce qu’il lui plait comme le cross, le VTT ou la route. 

Tout comme son aîné de 4 ans plus âgé, Mathieu van der Poel, Tom Pidcock veut s’éclater et tant pis pour l’appel des sirènes. Il verra ça plus tard. Le plus important pour le Britannique, c’est de rester heureux sur un vélo. 

Il s’est confié à Cycling Weekly

Tom Pidcock; “Je n’irai pas en WorldTour l’année prochaine parce que je veux me développer. Cela prend du temps. Je pourrais, mais je veux continuer à être heureux comme un jeune.
Les coureurs du WorldTour s’entraînent et font tout leur possible depuis longtemps pour leurs parts . Je pense que ça se répand aussi sur les jeunes dorénavant ”

J’aime toujours déconner et gagner des courses 

“La raison pour laquelle les coureurs veulent aller en WorldTour, c’est qu’ils ont l’impression d’avoir réussi et qu’ils sont en sécurité. Mais je suis déjà en sécurité, il n’y a pas d’urgence. Il n’y a rien dans le WorldTour dont j’ai besoin, de ce que je veux,  là tout de suite. Je veux prendre plaisir à courir et à gagner.

Quand tu vas dans une WorldTour, ça devient sérieux, n’est-ce pas ? Moi, j’aime toujours déconner et gagner des courses.”

Tout comme Mathieu van der Poel, il aime jongler entre le cross, la route et le VTT. 

“Je ne vois pas pourquoi ça n’a jamais été fait avant. Je pense que c’est à cause de l’équipement. De nos jours, un vélo de cross est à peu près le même qu’un vélo de route. Peut-être qu’à l’époque, c’était plus lourd.

Je ne vois pas pourquoi la ligne ne peut pas être floue, parce que faire du vélo, c’est faire du vélo, c’est faire du deux roues non? J’ai grandi sur toutes sortes de vélos.”

Photo AUDREY DUVAL PHOTOGRAPHIES