Cyclisme international

Le village de Castellania prend le nom de Fausto Coppi en hommage à son Campionissimo

Il se nommait Angelo Fausto Coppi, on l’appelait Fausto Coppi. Il a été le premier coureur à faire le double Giro/Tour de France en 1949, il a remporté deux fois le Tour de France (1949 et 1952), cinq fois le Giro  (1940, 1947, 1949, 1952 et 1953) et cinq fois le Tour de Lombardie (1946, 1947, 1948, 1949 et 1954), trois fois Milan-Sanremo (1946, 1948 et 1949) et Paris-Roubaix (1950). En 1953, il devint champion du monde à Lugano en Suisse. 

Sur les murs de Castellania, Fausto Coppi !

A 14 ans, il état commis charcutier dans une échoppe située à 20 km de son village de naissance Castellania dans le Piémont. Chaque jour, il enfourchait son vélo pour y aller travailler et revenir le soir. Il tomba, dès lors, sous le charme de cet art que l’on nomme cyclisme. Il en fut le maître quelques années plus tard, on le surnommait le “Campionissimo”; 

“Il y a pour moi quelqu’un qui est au-dessus de ce numéro un, c’est Fausto Coppi, parce qu’il s’est manifesté dans des conditions qui atteignaient le divin, le surhomme, par sa morphologie, par sa nature physique ” Jacques Goddet (Fondateur du journal l’Equipe)

où l'”Airone” car il ressemblait aussi à un échassier sur son vélo 

Paris Roubaix 1950

“Il fait penser à un échassier, mais il approche de la perfection du style sur sa bicyclette. Au paroxysme de l’effort, son buste reste bien en ligne, ses jambes tournent avec onctuosité, et ses traits figés dans l’indifférence trahissent moins l’effort que l’ennui. ” Pierre Chany (Journal l’Equipe).

Son village vient de prendre la décision de se renommer Castellania Coppi, le nouveau nom officiel. Le conseil régional du Piémont  a approuvé la décision. Il devient le premier coureur dont un village porte son nom… 

Un champion Français l’a bien connu, Jean Luc Molineris (équipier d’Eddy Merckx, vainqueur d’étape sur le Tour de France, double vainqueur de l’Etoile de Bessèges. Jean Luc Molineris est le fils du champion Pierre Molineris (3ème du Tour de Lombardie 53 et 2ème de Paris Nice en 55 entre autre), l’ami de Fausto Coppi. haut comme 3 pommes, le jeune Jean Luc, campé sur les genoux de Fausto Coppi, écoutait  le “Campionissimo” qui lui racontait ses batailles lors de ses séjours dans la maison familiale.

 

Jean Luc Molineris; “Oui c’est un très très bel hommage… Il faut savoir qu’en Italie Fausto demeure une icône, un dieu… La plaque commémorative de son séjour dans ma maison de famille est quotidiennement photographiée par des gens de passage et ce presque 60 ans après a chaque fois. Je suis toujours surpris !

Il était un fervent adepte de la diététique

Un jour qu ils étaient dans un critérium en France, mon père prévient ma mère par téléphone qu’ils mangeront le soir à la maison… Ma mère qui adorait Fausto a voulu bien faire… Excellente cuisinière, elle se mit a préparer une crème au chocolat dont elle avait le secret…
À la fin du repas elle arriva toute fière avec sa spécialité… Fausto refusa dans un premier temps d’y goûter, car il était un fervent adepte de la diététique, il ne dérogeait en aucun cas à ce principe. Cependant, voyant le dépit et la tristesse de ma mère, il consentit à prendre une toute petite cuillère… Mon père finissa le reste!”

 

Un duel entre les 2 amis Fausto Coppi et Pierre Molineris dans la montée du Ghisallo lors du tour de Lombardie. Pierre Molineris tomba dans le descente finale…

Plus qu’une amitié entre Pierre Molineris et Fausto Coppi, ils étaient des frères… Comme le prouve cette anecdote inconnue du public au sujet de Giulia Occhini (La Dame Blanche). Fausto Coppi était alors entraîné dans un énorme scandale dans cet Italie ultra catholique car elle était la Dame Blanche , elle était sa maîtresse et non sa femme dont il s’était séparé et le divorce était tout simplement interdit dans ces années là.  Fausto Coppi risquait alors de finir en prison pour cette relation. 

“Lors de son début d’idylle avec la dame blanche (Giulia Occhini), la justice  Italienne entama une redoutable procédure a son encontre, sa détention fut envisagée… Fausto sachant mon père en Italie, il arriva à la maison avec une énorme valise lui tenant les propos suivants : “Pierre je ne connais pas mon avenir. Peux-tu me garder cette valise chez toi en France… Si ma situation s arrange, je passerai la reprendre.” Ce qu’il fit… Il avouera lors de son passage qu’elle contenait des lingots et de l’argent liquide ”

Sur les murs de la maison de la Famille Molineris, son frère d’arme, on peut lire cette plaque en hommage à l’amitié entre Fausto Coppi et Pierre Molineris