Benjamin Dyball; « J’ai reçu des contacts d’équipes pros, je suis ici pour leur prouver qu’ils ont raison »

Benjamin Dyball; « J’ai reçu des contacts d’équipes pros, je suis ici pour leur prouver qu’ils ont raison »

   

 

Photos KIM CARITOUX 

 

Il est le dernier vainqueur du Tour de Tasmanie, l’épreuve chère à Richie Porte (vainqueur en 2009) et Cadel Evans (vainqueur en 1999). Il est aussi le médaillé de bronze du dernier championnat d’Australie du contre la montre derrière les maîtres mondiaux de la spécialité comme Rohan Dennis et Luke Durbridge, l’australien Benjamin Dyball est l’un des meilleurs grimpeurs de son pays et s’est livré à un belle bagarre avec un certain Chris Froome sur le Sun Tour 2016. En 2011, il fut aussi le champion d’Australie sur route espoirs devançant en solitaire un certain Nathan Haas. 

 

3ème du dernier chrono Australien derrière Dennis et Durbridge (Photo Cycling Victoria)

 

Arrivé il y a moins de 2 mois à l’AC Bisontine, il a participé à 8 épreuves et récolté 7 podiums dont 4 victoires, toutes en solitaire. Mais pourquoi n’est il pas encore pro alors?  Ce sera peut être chose faite cette été justement. Depuis son arrivée en Franche Comté son pays de coeur, Pascal Orlandi son manager , Manu Jannier son DS et Joel Pelier son coach ont déjà reçu des propositions pour ce grimpeur hors norme et spécialiste du chrono. 

 

 

 

Benjamin Dyball, 4 ème victoire hier, comment te sens tu à l’issue de cette dernière? 

Ben Dyball;  » Bien, très bien. Je ne suis pas trop crâmé (rires). Ca s’est passé en 2 temps tout d’abord. Une échappée s’est formée mais j’ai raté le wagon. Je n’ai pas paniqué je suis remonté en tête de peloton et j’ai placé une petite attaque pour revenir sur la tête. Mainard de l »Armée de Terre a attaqué et j’ai été le chercher puis je suis parti tout seul. J’aime bien partir de loin, je fais parfois de frayeurs à Joel Pelier dans la voiture comme sur les Boucles de l’Artois. J’aime attaqué de loin et imposer un rythme soutenu pour finir seul si possible et surtout quand la route s’élève.  »

 

8 courses, 7 podiums, tu as vraiment faim de victoires? 

Ben Dyball;  » Oui, je suis venu en France pour me faire remarquer. En Australie, même si tu gagnes de belles épreuves par étapes comme le Tour de Tasmanie, le Tour de Bright ou une 3ème place sur le chrono national derrières des grands noms de la spécialité, si tu n’es pas issu de l’école de la piste tu n’as aucune chance de faire parti de l’équipe nationale. Depuis quelques années, c’est la piste qui domine chez nous. Alors je suis venu en France avec mes 27 ans pour prouver que je mérite ma place dans une équipe pro. Je me souviens de ce que me disais Nicolas Fritsch avec l’âge. Que justement, la période de maturité d’un coureur se situe entre 27 et 35 ans. Là j’ai vraiment envie de leur prouver qu’ils peuvent me faire confiance. La meilleure façon, c’est de gagner point barre. »

 

Justement, as tu eu des contacts avec des équipes pros? 

Ben Dyball;  » Oui, j’en ai reçu quelques uns. Bien sûr, elles sont intéressantes mais je fais confiance à Joël pour me guider. Il a été un grand champion, vainqueur d’étape sur le Tour de France, Paris Nice. Il a été surtout conseillé par un grand monsieur avec Jean De Gribaldy. Pascal notre manager a pris le flambeau de son team AC Bisontine avec Manu Jannier et ils sont tous comme l’était le Vicomte. Je les écoute beaucoup pour la suite de ma carrière. Du coup, ils étudient aussi avec moi les propositions.  »

 

Quand la pente s’élève, ben Dyball aussi ! (Photo Kim Caritoux)

 2ème saison avec l’AC Bisontine, tu t’y sens vraiment bien? 

Ben Dyball; «  C’est clair. Ils m’ont fait confiance de suite. C’est Yann Dejan et Jean Vantalon qui m’avait présenté à Pascal la saison dernière. Je m’y suis de suite senti bien sous les conseils de Manu.  Depuis Joel est arrivé et c’est génial aussi de l’avoir à mes côtes. C’est aussi tout le staff qui est vraiment au top. Ils sont tous aux petits soins pour nous. Tu ne peux pas les décevoir quand tu vois le travail qu’ils abattent pour nous tous.  Il y a beaucoup de coureurs étrangers c’est vrai mais on s’en fiche à l’AC Bisontine. On est Australiens, Irlandais, Suisse, Finlandais ou Français, qu’importe car on est tous de l’école du vicomte. Ce que Pascal, Joel et Manu nous ont transmis. Nous sommes une équipe, une famille. « 

Quels sont tes objectifs pour cette saison avec l’AC Bisontine? 

Ben Dyball;  » Toutes les courses (rires). Travailler pour le team aussi bien sûr et rendre la pareille à mes équipiers aussi. Mais certaines épreuves me plaisent vraiment en France comme le Tour de la Manche et le Tour du Jura, je les ai marquées celles là. On ne court pas pour aller en DN1, on court pour le team. L’année dernière, j’ai fait 12 ème du championnat d’Australie pro sur route et 3 ème du contre la montre. Cette année, sur le chrono je veux faire mieux. « 

« Ca serait pas mal de voir le maillot de l’AC Bisontine sur les plus hautes marches de ce contre la montre Australien devant des BMC ou Orica, non ?« 

Battre Dennis et Durbridge par exemple? 

Ben Dyball;  » Battre Rohan je ne sais pas. Mais Luke Durbridge je peux le faire je pense. Tout peut arrivé sur un contre la montre de ce niveau là. Il faut avoir des ambitions. L’année dernière, je l’ai couru sans aide sinon que la voiture neutre. J’avais la rage. Cette année, je m’améliore encore. Plus les mois passent et plus je prends de la caisse et fais des progrès. Ca serait pas mal de voir le maillot de l’AC Bisontine sur les plus hautes marches de ce contre la montre Australien devant des BMC ou Orica, non ? (rires)

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