Quand les cyclistes risquent leur peau sur les routes de France et d’ailleurs

Quand les cyclistes risquent leur peau sur les routes de France et d’ailleurs

 Sur sa page Facebook, le coureur Français Yoann Offredo (Wanty Groupe Gobert) a posté des photos qui laissent l’effroi parcourir nos échines. Le visage ensanglanté, il a été victime, lui et ses deux amis, d’une agression à coups de batte de baseball et de cutters. Ils ont fait le frais de « bons gros connards » qui se prennent pour des pseudos « Mad Max » de la route. La route appartient-elle aux pseudos guerriers bien planqués derrière une tonne de ferraille au détriment de la vie des cyclistes protégés par un simple vêtement ?

Sérieusement, quand va t-on prendre conscience que les coureurs, pros, amateurs ou du dimanche risquent leurs vies désormais sur les routes de France ? Combien de morts chaque semaine faut-il à nos élus, le cul bien calé sur leur fauteuil (en attendant quelques élections) pour réaliser qu’il y a danger pour nos citoyens et qu’il faudrait peut-être penser à adopter des lois plus dures contre ce genre de « voyous-connards » ? Quand l’état mettra t-il ces assassins face à leurs responsabilités quand ils tuent l’un de nous ? Faut-il que l’on parte avec des lacrymogènes dans nos poches pour avoir l’assurance de finir vivant de notre sortie entre potes ? Élus, vos radars vous en êtes fiers mais nous, vies de cyclistes, vous vous en foutez.

Nos gosses, nos frères, nos amis risquent leurs vies désormais à chaque entraînement et nous, on a le ventre noué en les voyant partir. Putain, ils ne vont pas au combat pourtant, ils veulent juste vivre de leur passion !

Réveillez vous là-haut avant que la situation ne dégénère. Les coureurs payent un lourd tribu chaque jour. On ne parle pas de guerre là, non. On parle d’aller rouler entre potes à la fraîche. On est loin de la chanson d’Yves Montand « À bicyclette ». Non, la route appartient désormais à ces connards qui ont sûrement des problèmes d’érections et qui les comblent derrière le manche de leur boîte de vitesse.

Voici la lettre de Yoann Offredo, le champion. Un jour, il n’y aura plus de cyclistes car nous ne voulons pas y laisser notre peau et celles de ceux que l’on aime. Les « connards » de la route n’auront plus de victimes sur un vélo à tuer du coup mais ils iront sûrement trouver une autre proie.. Notre France, pays des droits de l’homme mais pas vraiment ceux des cyclistes!

Yoann Offredo; 

« J’ai commencé le vélo a l’âge de 12 ans avec toute l’insouciance qui va avec. J’étais loin de me douter que de cette passion allait naître un métier, celui de coureur cycliste.

J’étais loin aussi de me douter que j’allais au cours de ma carrière rencontrer des gens magiques, qui pour certains partirons bien trop tôt.

J’étais loin aussi d’imaginer que ce métier serait si dangereux.

J’étais loin aussi d’imaginer qu’exercer mon métier serait parfois au péril de ma vie.

Aujourd’hui victime d’une agression,à base de lame de cuter et batte de baseball lors d’un entraînement avec deux amis …Résultat: un nez fracturé, une côte dans un sale état et des hématomes sur tout le corps,mais au delà des blessures physiques, je suis surtout choqué.

Je ne suis pas en colère, je suis juste triste de constater que ce beau sport que j’aime, je n’ai pas envie que mes enfants le pratique…trop dangereux.
Tu pars le matin pour l’entraînement, mais tu ne sais jamais si tu vas rentrer.

Juste triste de constater, que dans le pays des droits de l’Homme, les droits des cyclistes on les ignore. »

Yoann Offredo,

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