Thomas Rostollan à la tête de l’Armée de Terre pour la An Post RAS (Tour d’Irlande)

Thomas Rostollan à la tête de l’Armée de Terre pour la An Post RAS (Tour d’Irlande)

Il est l’un des derniers vainqueurs « frenchie » d’étape sur la mythique An Post RAS (Tour d’Irlande UCI 2.2) que l’on nomme RAS TAILTEANN dans cette langue Gaëlique de Sean Kelly. Thomas Rostollan revient sur la Verte Erin, cinq ans après sa 2ème place au général derrière son coéquipier, Nicolas Baldo (dernier vainqueur Français de la RAS) et sa victoire d’étape en 2012. Lui, Yannis Yssaad, Stéphane Poulhiès, Jérôme Mainard et Morgan Kneisky auront fort à faire face aux gunners de la An Post Chainreaction, celle de l’équipe d’Irlande d’Eddie Dunbar, de l’équipe nationale d’Australie emmenée par Cameron Meyer (Team Orica-Scott et vice champion d’Australie sur route 2016)  de l’équipe nationale de Belgique de Moreno De Pauw, du team Aqua Blue et tant d’autres.

Du 21 au 28 Mai, ils vont aller disputer cette An Post RAS remportée par Stephen Roche (1979), Tony Martin (2007), ou encore Gediminas Bagdonas (2011). Sous la houlette de Cédric Barre, ils n’iront pas là-bas en touriste mais bel et bien pour tenter de mettre un des leurs sur la plus haute marche du podium. 

 

Thomas Rostollan (Photo Julie Desanlis)

 

Thomas Rostollan, avec Nicolas Baldo, tu es l’un des derniers vainqueurs d’étape sur la An Post RAS. Quels souvenirs en gardes-tu ? 

Thomas Rostollan; « Que du positif. Cette année-là, Nicolas remporte le général et je gagne la 2ème étape en prenant la 2ème place du général au final. En plus, j’y étais avec mon frère qui était kiné dans mon équipe de l’AVC Aix en Provence. C’était vraiment sympa de partager ça avec lui. Courir en Irlande, c’est fantastique. Déjà par cette course qui est un peu différente de ce que l’on connaît en France mais aussi pour l’ambiance qui y règne. C’est une belle course par étape et il ne faut pas y aller à la légère car les Irlandais se donnent à fond. Ce sont de sacrés coureurs avec des tempéraments bien trempés. La preuve, seul un Français à réussi à y inscrire son nom: Nicolas. Et ça fait 5 ans que l’un de nous n’a pas gagné. »

« Sur le bord des routes, même les écoles cessent leurs cours et viennent encourager les coureurs. »

Justement, qu’est ce que la RAS a de si particulier ?

Thomas Rostollan: « C’est comme un retour sur nos courses des années 80-90 et cet esprit kermesse que l’on a connu quand on était gosse. C’est vraiment très bien organisé, ils sont vraiment pros mais, surtout, ils ont su conserver cet esprit familial. Sur le bord des routes, même les écoles cessent leurs cours et viennent encourager les coureurs. Il y a toujours une foule incroyable sur les arrivées, c’est bien plus qu’une simple course pour eux, c’est leur messe quotidienne pendant une semaine. Tout le monde se parle et toutes les réunions se font au pub. Ça me fait penser un peu au film « Le vélo de Ghislain Lambert » par certains côtés avec cette ambiance « bonne franquette » mais au sens le plus noble du terme. Ça fait du bien de voir ça justement, cette fraîcheur du peuple irlandais. Ils ne se la racontent pas et ne se prennent pas la tête. Ça manque un peu, parfois, par chez nous (rires). »

 

2ème étape de la An Post RAS 2012. Cette année là Thomas Rostollan prenait la 2ème place du général derrière son coéquipier Nicolas Baldo (Photo An Post RAS)

 

« Aider les nôtres à en décrocher une et si possible prendre le général »

 

Quels sont tes objectifs?

Thomas Rostollan: « Mai, c’est la période où j’atteint mon pic de forme. Ça a toujours été ma période préférée donc je vais là-bas pour aller chercher une étape et pour aider les nôtres à en décrocher une. Et si possible pour prendre le général avec l’un de nous. Stéphane Poulhiès peut jouer sa carte et il y a Jérôme Mainard, Yannis Yssaad et Morgan Kneisky qui ont une belle pointe de vitesse. C’est toujours très dur de courir en Irlande car les coureurs se montrent à chaque fois, c’est leur Tour de France. Ça flingue du début à la fin, ils ne lâchent rien sur leurs terres. Il faudra se placer dès le début et ne pas rater le bon coup. En Irlande, tout peut se perdre sur une étape, il faut tout le temps rester vigilant. En 2012, on avait attendu le dernier moment pour aller chercher ce général. »

Tes objectifs de la saison par la suite?

Thomas Rostollan: « Là je vais disputer le Tour du Loir et Cher la semaine prochaine. Mais j’aimerais bien briller sur le championnat de France sur route. Et justement, la An Post RAs sera une bonne préparation quand tu vois le plateau qu’il y aura. »

 

L’équipe Armée de Terre pour la An post RAS 2017

DS: Cédric Barre

Coureurs

Thomas Rostollan

Stéphane Poulhiès

Yannis Yssaad

Jérôme Mainard

Morgan kneisky

 

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