Conor McCann ou la rage et la force d’atteindre ses rêves !

 

Devant sur les courses Frenchie (Photo Alex Roma Photographe)

 

 

A tout juste 18 ans, le jeune Irlandais Conor McCann (UVCA Troyes) revient de loin. Ce « gamin » revient de l’enfer et nous file une « putain » de leçon de vie à tous. Retour en arrière. Il y a tout juste 2 ans, alors juniors 1ère année, il fut victime d’un grave accident de la route en revenant d’une course. La voiture de son ds avec lui comme passager s’est encastrée sous un camion. Le choc fut alors d’une extrême violence et les pompiers avaient mis un mal fou à le dégager.

 

La voiture et la place passager qu’occupait Conor McCann

 

 

 Le bilan fut sans appel:  2 vertèbres de brisées (la T12 et la L1) sur la colonne vertébrale et de nombreuses opérations de chirurgie par la suite. Réapprendre à marcher, réapprendre à vivre, à croire en un futur et à se forger surtout bien plus que du courage pour revenir, voilà le menu qu’a endurer ce jeune coureur à l’âge de 16 ans. 3 mois plus tard, a force de volonté, de rage, de rictus de souffrance, de rêves et de soutien de la part des siens, il retrouva le plaisir simple de marcher. Puis ce fut ensuite le retour sur le « Bike ». Il lui fallait à tout prix retrouver cet art de vivre pour entendre son coeur battre de nouveau, pour pouvoir continuer à rêver, à atteindre ces derniers. 

 

ne jamais renoncer

 

 

Le courage, il en est sévèrement « burné » le jeune Irlandais.  1 ans plus tard, il en claquait 6 sur le sol Irlandais et une superbe médaille d’argent sur le championnat d’Irlande sur routes juniors. Bien plus qu’un simple retour, c’est une victoire sur soi même et ce putain d’espoir.  Cette année, il nous revient pour sa première année espoir avec le team Français UVCA Troyes. C’est déjà une victoire sur lui même et il ne compte pas s’arrêter là. Apprendre le job de coursier dans le peloton Français et en claquer au plus vite. On vous l’a dit, Conor McCann a des ambition, des rêves et une obstination sans limite.    

 

 

Quelques mois après son accident Conor McCann faisait 2ème du championnat d’Irlande juniors derrière Jake Gray (VC Toucy) sous les yeux de Sean Kelly

 

Conor, tu reviens en France avec l’UVCA Troyes. Pourquoi ce choix? 

Conor McCann;  » J’ai choisi UVCA Troyes pour la saison 2017 car ils ont une très bonne histoire  et un nom connu pour former des coureurs de premier plan comme Adam Yates et Nacer Bouhanni. Ils  ont un programme de course solide et aussi mon entraîneur Stephen Gallagher (DigDeep Coaching) m’en a fais des éloges de ce team qu’est l’UVCA Troyes et de notre manager David Dalla Libera. Qui plus est, la France, avec les courses espoirs qui y ont lieu, semble être le meilleur endroit pour me tester et cela me donne aussi une grande chance de découvrir une nouvelle culture. C’était un tout. Je voulais rouler en France, un point c’est tout.  »

 

Le plaisir de rouler (Photo Sean Rowe)

 

Quels y sont tes objectifs? 

Conor McCann:  » Mes objectifs en France sont de m’améliorer en tant que cycliste, d’apprendre à lire les courses et j’espère que je pourrais y obtenir de bons résultats tout au long de la saison. J’aimerais terminer la saison avec quelques podiums en France et évidemment sur les Championnats nationaux en Irlande qui sont un très gros objectif pour moi. Je voudrais obtenir des résultats tout au long de cette saison pour m’aider à accéder un niveau et à un échelon encore plus haut  pour 2018. »

 

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Comment est l’ambiance au sein de l’UVCA Troyes? 

Conor McCann;  » L’ambiance dans l’équipe est vraiment bonne, l’équipe et le staff sont toujours prêts à nous aider en toutes circonstance comme ils peuvent comme nous emmener faire du shopping et être vraiment utile lors des courses jusqu’à présent. Sérieusement, ils sont toujours là même dans ta vie privée quand tu en as besoin. Ce n’est pas qu’un simple staff. Tout le monde a été vraiment accueillant. Je  vis avec un coureur anglais Max Spedding et donc c’ est agréable d’avoir un autre anglophone avec moi, nous sommes bien organisés même avec notre façon de  cuisiner (rires) »

 

Quelle est la différence entre les courses Irlandais et Françaises ? 

 Conor McCann:  » Je n’ai fait que deux courses jusqu’à présent, mais déjà le niveau de course est plus élevé, il y a beaucoup plus de coureurs dans le peloton et déjà j’ai remarqué combien il important de se positionner à l’avant du peloton et tous les détails de ce genre. Par exemple, dans le GP d’ Onjon, la course s’est faîte par les vents de travers que vous appelez « bordures »Je n’avais jamais couru correctement avec ce genre de difficulté  et cela a été un bon apprentissage. Le week-end dernier, j’ai terminé 12ème à Raillicourt qui a été à nouveau dominé par ces vents et le mauvais temps donc j’espère que je vais continuer à apprendre et à m’améliorer encore et encore J’ai fait un gros travail d’entraînement cet hiver en Australie, je suis impatient de faire des courses plus longues, comme celles de 160 km ou plus parce que nous n’avons tout simplement pas ça en Irlande. J’ai envie d’apprendre et de bouffer des kilomètres comme vous dîtes.  »

 

6 victoires pour sa 2ème année juniors la saison dernière (photo Toby Watson)

 

 

Tu as été formé en Australie et Belgique en juniors 2ème année. Quels en ont été tes enseignements? 

 Conor McCann:  « J’étais avec Asea-Wheelworx l’année dernière et j’ai appris beaucoup de tous  ces coureurs de haut niveau, car j’étais aussi le seul junior de l’équipe. Bryan McCrystal et Brendan Grimes ont été très bons et ils m’ont vraiment appris le job et m’ont transmis cette rage de vaincre.  Pour moi l’année dernière, ils m’ont aidé à  me transmettre beaucoup de leurs expériences ainsi que tous les autres coureurs. Je tiens également à remercier Niall Clarke Oils et Inspired Cycling pour m’avoir aidé avec leur partenariat et  parrainage pour la saison 2017, pour me permettre de venir en France.
J’ai gagné beaucoup d’expérience l’an dernier sur la Trofeo Karlsberg Nation’s Cup en Allemagne et j’ai aussi passé un mois de courses en Belgique avec Dany Blondeel et le team ASEA. C’est surtout tous ces gens qui m’ont aidé et qui m’ont encouragé pendant mon retour. Ils m’ont transmis leurs conseils et je me dois de leur rendre la pareille. J’espère que toutes ces choses vont m’aider dans les courses  cette année et au-delà, je veux continuer à rêver et de les vivre. « 

Post source : Conor McCann

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